Granny Smith

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Rage Against The Machine – Rage Against The Machine

Cet album a 19 ans aujourd’hui : il est donc plutôt intéressant de se pencher dessus, avec le recul nécessaire (le recul est toujours nécessaire).

 

Déjà, la pochette. Un mec qui brûle. Fallait oser. Groupe contestataire, il est évident que RATM n’allait pas se priver d’un légendaire symbole : un bouddhiste vietnamien qui s’immole en signe de contestation (bouddhiste oppressé, bouddhiste cramé ?)

Ceci étant rapidement abordé, passons à ce qui nous intéresse : la tracklist.

Bombtrack – Killing In The Name – Take The Power Back – Settle For Nothing – Bullet In Your Head – Know Your Enemy – Wake Up – Fistful Of Steel – Township Rebellion – Freedom

53 minutes pour un premier album, c’est pas mal. J’en connais qui ne tiennent qu’une demi-heure (Radiohead, si tu me lis, encore merci pour le coffret : 37 minutes à 37 euros, ça fait cher l’inflammation hémorroïdaire).

Cette digression étant effectuée, recentrons-nous sur l’album. Première chanson : Bombtrack. Et l’intro nous donne le t(h)on (Surgelés Picard, si tu me lis….) . Une montée en puissance jusqu’au riff principal qui donne quand même bien envie de mettre des coups de tête à votre meilleur ennemi (mais ça peut potentiellement marcher avec n’importe qui tant l’énergie est présente). Premier morceau, première tuerie : généralement c’est là que ça merde. Les premiers albums sont souvent inégaux. Mais la deuxième piste, c’est Killing In The Name. Je ne m’attarderai pas dessus, on l’a tous écoutée plus que de raison : du reste une seule écoute suffit à nous faire comprendre pourquoi cette chanson s’est imposée d’elle-même comme un des étendards des 90’s. Orgasmique.

En fait, puisque tout le monde connaît parfaitement l’album (ceux qui n’ont pas écouté cet album, vous êtes priés de faire comme tout le monde sous peine de malédiction familiale sur 30 générations), je vais dériver un peu.

Parlons donc de Rage Against The Machine : une machine à punchlines. (la punchline, tas d’incultes, c’est LA phrase de la chanson). Et pour le coup, ce premier album en est truffé. Evidemment, le « Fuck you I won’t do what you tell me » de Killing In The Name se pose là. Mais si vous avez écouté l’album (j’ai dit « écouté », pas « entendu », bande d’emmanchés), vous connaissez la valeur de Zach De La Rocha en tant que lyriciste. Certes, je suis peut-être peu objectif (si RATM avait repris la Danse des Canards, j’aurais probablement crié au génie) mais il faut tout de même concéder que le petit Zach arrive à pondre des phrases de tueur. Du reste, ses refrains ont fière allure. « Know Your Enemy », c’est super classe. (c’est quand même mieux que du Megadeth, niveau paroles, y’a pas à chier). Tiens, « je repense à Rip the mic, rip the stage, rip the system, i was born to rage against them » et « Fight the war, fuck the norm » dans Know Your Enemy. Ca change un peu de « Durch Den Monsum » je crois.

Au fait on vous a déjà dit que sur le pont de « Know Your Enemy », y’a Maynard James Keenan de Tool qui chante ? (Non parce que Zach pourrait pas faire ça – d’ailleurs à part Maynard James Keenan, je connais personne qui soit capable de ça. Même Dave Mustaine et sa voix de chaton)

Vous aurez remarqué que malgré mes nombreuses digressions, je suis quand même le fil et que je parle toujours de l’album. Peut-être pas dans l’ordre, mais j’en parle. Pour être plus sérieux, réécoutez le pamphlet anti-américanisant de Zach à la fin de Know Your Enemy. C’est Granny qui vous le demande.

Tiens, d’ailleurs, maintenant que j’y pense, on a pas parlé de Tom Morello. Le guitariste, quoi. Ouais c’est peut-être un génie. Un guitar hero. Ou un gars qui ne sait pas s’habiller correctement, d’ailleurs, maintenant que j’y pense : Tom, arrête ces tenues, c’est pas super cool. Mais lui, il s’en fout : il a bossé avec Prodigy, Cypress Hill…donc s’il veut venir sur scène habillé en Pikachu il a un peu le droit quand même. Tant qu’il oublie pas ses pédales. Parce que oui, Morello a des pédales, et c’est pas peu dire de concéder qu’il s’en sert admirablement.

A propos de pédales, vous avez entendu le dernier Dream Theater ? haha. Aussi bien que tous les autres, finalement. (pardon.)

Bref, il me reste à parler du batteur, du bassiste, et puis après j’peux retourner à mes occupations (c’est ce que disait Hitler.) (re pardon)

Brad Wilk est batteur. Il est tout en énergie, ce qui lors des concerts le dispense visiblement d’être un minimum carré (prends ça, Brad !) : ceci dit, il est très rapide efficace sur album (et beaucoup plus carré, du coup). Et puis quand il veut, il groove comme un enculé, aussi.

En parlant de groove, Tim C (j’ai la flemme d’écrire son nom, ça m’emmerde, il peut pas s’appeler Michel comme tout le monde ?) est bassiste, et le groove, c’est son métier. Un peu comme tourneur-fraiseur ou secrétaire. Mais en plus classe. « Bonjour, je suis grooviste ». C’est pas compliqué, c’est inhumain à force de perfection. Les lignes de basse sont hip-hop quand il le faut. Et pis des fois, il s’énerve. Fistful Of Steel, Bullet In Your Head (et j’en passe hein.) sont autant de chansons ou le bassiste est indispensable (tout comme le son qu’il envoie, que je trouve fort à mon gout).

Pour résumer, c’est le genre d’album qui vous réconcilie avec la musique, le genre d’album à TOUJOURS avoir sous la main (à déconseiller si vous avez de petites mains…)mais aussi le genre d’album qui vous rappelle que la basse, ça ne sert pas seulement comme décoration d’intérieur (prends ça, jeune bassiste !). Le premier RATM, c’est un peu comme les soirées SM : un bon gros coup de fouet. Dans la gueule. Et dans les deux cas, on en redemande pour voir.

Granny Smith G.

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1 Commentaire

  1. oliVIER 1 août 2012

    Honnête
    1000ans de torture et de souffrance a toute personne ne connaissant pas cet album !

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