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Pourquoi c’est Bien – The 2nd Law (Muse ) #2

Le voilà, le deuxième numéro de votre saga de l’été. Avec cette fois un challenge bien plus relevé. En effet, après avoir craché sur cet album et sur ce groupe, il est grand temps de rétablir la vérité et de dire pourquoi « The 2nd Law » est bien.

Tout d’abord, parlons du fait que musicalement, Muse évolue. Et la réussite est là. The 2nd Law a propulsé Muse au rang d’énorme star mondiale. Déjà qu’avant, leur popularité était énorme, mais cet album leur a fait passer un cap. Et ça c’est bien.

Le premier point est bien tout simplement parce que Muse, avant de devenir plus pop et plus « commercial », et bah c’était un sacré groupe. Et de part leur nouvelle popularité et leur nouveau public, « l’ancien » Muse a du être écouté par pas mal de personnes. Peut être que parmi ces nouveaux fans, quelques uns/unes ont été conquis par les riffs d’un New Born, ou d’un Knight of Cydonia. De quoi débuter la réhabilitation du rock dans les oreilles du plus grand nombre.

Si « The 2nd Law » est plus axé electro pop, il existe néanmoins des morceaux de qualité. Prenons la chanson qui ouvre l’album, Supremacy. On a un Matthew Bellamy en forme, vocalement et guitaristiquement, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard sont comme d’habitude, très bons. Un morceau de rock comme on les aime. Autre très bon morceau, Panic Station. Plus axé années 80, il y’a un groove, une énergie qui est prenante et qui est efficace. C’est loin du Muse qu’on connait, mais c’est une meilleure évolution, que Follow Me par exemple.

D’ailleurs cet album laisse la part belle au bassiste, Chris Wolstenholme, qui a composé deux chansons, que Bellamy lui laisse chanter. Habitué aux choeurs,  il se retrouve, de fort belle manière, devant le micro pour Liquid state, et Save Me. Liquid State qui est d’ailleurs une des meilleures chansons de l’album de part sa sonorité et son énergie très brute.

Restons dans les chansons avec Unsustainable. Ah qu’elle a fait parler d’elle quand elle est sortie. De la dubstep, Muse? What the fuckatty fuck? Je déteste de genre musical, je n’accroche pas du tout. Cependant, je respecte cette chanson parce que ce sont les membres qui l’ont réalisés à l’aide de leurs instruments traditionnels. Et ça c’est beau geste.

Parlons un peu de Matthew Bellamy. Certes il surjoue son chant sur cet album, mais quand même, quel chanteur! On peut le trouver agaçant, mais ça reste un très bon chanteur, capable de monter haut dans les aigus, et pas seulement en studio. En plus c’est un très bon guitariste, un duo gagnant qui a contribué à la popularité du groupe.

Enfin, Muse a évolué comme on dit précédemment . On est fan ou non, mais force est de constater que les 3 Anglais font ce qu’ils veulent et qu’ils réussissent à chaque fois. Alors oui, on peut dire qu’ils s’éloignent de ce qu’ils faisaient à leur début, mais chaque album est accueilli par un plus grand nombre de fan. Et ce ne sont pas tous les artistes qui peuvent en dire autant.

Muse n’a pas fini de faire parler. N’importe laquelle de leur oeuvre sera attendue, scrutée et critiquée/adorée. Mais c’est ce qui fait leur force. C’est que quoi qu’ils réalisent, il y’aura toujours du monde pour discuter leur musique, en bien ou en mal. Et, finalement, c’est une bonne chose. Le monde musical a besoin de groupes comme Muse.

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2 Commentaires

  1. Capitaine Fracasse 29 juillet 2014

    « The Second Law » est un album qui part dans toutes les directions mais qui ne va nul part, un empilement désincarné de chansons qui n’ont pas grand chose à nous dire. C’est un supermarché musical dans lequel on fait ses courses mollement, on y trouve de tout mais les produits manquent de saveurs. Plus que jamais le navire Muse est en mode pilotage automatique sur les eaux claires de la pop commerciale et sans intérêt. Muse est mort, vive Muse… ou pas, malheureusement.

  2. Mathieu Breuillon 1 août 2014

    Je sais pas trop quoi penser de Supremacy !?!?.. Entre son intro au relent ‘kashmirien’ et la ligne vocale de Bellamy ouvrant le couplet qui évoque pas mal ‘lété indien’ de Dassin reproduisant quasiment la même ambiance lancinante, j’avoue que Muse pousse le recyclage vers des terrains casse-gueules et grotesques qu’ils sont les seuls a oser !

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