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Earthless – Black Heaven

Quand on signe chez un gros label, il y a des craintes que celle-ci bride la créativité du groupe. Connaissant le passif de Nuclear Blast on pouvait avoir quelques craintes. Verdict ?

On a déjà parlé d’Isaiah Mitchell plusieurs fois ici. On adore tout ce qu’il fait et forcément, quand un de ses projets annonce un nouvel album, on est hypé. Si on préfère Earthless ici, c’est pourtant bien de Golden Void dont on va parler. La suite de Berkana était attendue avec impatience et la voilà avec Black Heaven.

Dès le morceau d’ouverture, on sent qu’il s’agit d’un album différent. Les influences 70’s sont différentes. On est plus dans du rentre dedans que dans du riff aérien. C’est pas pour nous déplaire même si ça nous rappelle forcément Earthless. La voix de Mitchell est au top, mais pas de surprises. Ceux qui l’accompagnent sont évidemment au niveau. Le basse/batterie est incroyable et accompagne parfaitement les envolées du leader.

Sur la chanson qui termine ce Black Heaven, on retrouve enfin le Golden Void que l’on a l’habitude d’entendre. « Sudden End » dure 8 minutes et 27 secondes et c’est l’une des meilleurs choses produites par le californien. Le refrain est sublime, l’ambiance donne envie de headbanger nonchalamment et on est évidemment curieux de voir ce que peut donner ce titre en live. Le morceau qui dénote vraiment c’est « Black Heaven ». On se retrouve avec 8 minutes et 45 secondes de rock psychédélique instrumen….

Ah mais c’est un album d’Earthless là ? Mais vous êtes rs ? Ah merde. Faut dire que l’omniprésence du chant n’aide pas à ce qu’on s’y retrouve. C’est le principal problème de Black Heaven. On peut aussi souligner le manque de morceaux de plus de 10 minutes aussi. C’est quand même une marque de fabrique d’Earthless. Enfin, dans la tracklist on trouve « End To End », chanson sortie en 2016 et retravaillée pour cet album. Un coup que nous avait déjà fait Kadavar sur Berlin avec « Into The Night ». Ce qui n’est pas forcément très appréciable.

On le sait, Earthless est influencé par les 70’s. Et si les autres albums laissaient poindre l’aura d’Hendrix, on est très clairement entouré du spectre de Led Zeppelin sur ce Black Heaven. Cela se ressent sur le morceau titre ainsi que sur « Volt Rush ». Moins de 2 minutes qui vont à un rythme effréné, porté par un groove dantesque. Dommage que sa durée nous laisse sur notre faim. On aimerait entendre Mitchell & ses compères partir en immense jam pendant 20 minutes.

Est-ce un mauvais album ? Non. Cependant, on est forcément déçu quand on voit la durée des titres et l’omniprésence du chant. On se fait un peu voler notre Earthless. On espère que leur prestations lives resteront de très haute qualité. Sinon on aura mal à notre stoner.

 

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