Top Album 2020 : Les choix de Tolol

Coutume à laquelle on se plie sans rechigner : le top album. Ce moment où 365 jours d’écoute doivent se résumer à seulement trois choix. Une sacrée zumba qui au final s’avère être facile de mon point de vue tant le podium s’est assez vite dégagé. Pour le découvrir, suffit de scroller.

Bien évidemment, avant de pouvoir dégager un top 3, il a fallu en écouter du mp3. Ce qui fait que ma mention honorable sera plutôt axée vers un pays plutôt qu’un groupe particulier. Du coup, je saluerai les albums de Lucifer, Dopelord, Mount Hush ou encore Yuri Gagarin qui m’ont donné de très beaux moments.

Mention Honorable : La France

Je transgresse un peu les règles mais que voulez-vous, dès qu’il s’agit de parler d’une scène (wink wink) je ne résiste pas. L’année musicale en France fut des plus remplies avec des petites pépites dans des styles bien différents.

Dans un premier temps, le rock psychédélique fuzzé de Slift et sa reverb à foison. Un trio nous venant de Toulouse et qui a pas mal marqué les esprits en début d’année, bien aidé par KEXP. Ensuite, le one-man band Bordelais Tsiolkovski qui nous envoie dans l’espace avec son Space Rock à tendance Krautrock. Totalement instrumental et psyché, un vrai coup de coeur. Enfin, le duo Brestois de Vaisseau nous a emmené dans des contrées étranges avec son Doom-Synth futuriste et sacrément bien foutu. Un premier album réussi et qui ne demande qu’à avoir des successeurs.

Bien évidemment, il y a tant d’autres groupes et artistes Français qui ont sorti de belles choses en 2020. Le plus important est de les soutenir et de ne pas se cantonner à ce qui nous est brandit sous le nez. Creusez sur Bandcamp, sur Youtube. On retrouve énormément de qualité qui n’a pas forcément la pub méritée.

3. REZN – Chaotic Divine

Je voue un amour intense envers ce quatuor de Chicago. Du doom psychédélique saupoudré tantôt de claviers tantôt de saxophone. Le tout dans un univers post-apo des plus classieux. S’il n’est qu’à la 3e place du podium c’est parce que je m’attendais à ce que cet album soit une totale réussite, là où les autres disques devant lui ont été de vraies bonnes surprises.

Si vous avez envie d’avoir un avis plus développé sur le sujet, je vous conseille les bons mots de Play To Die pour nos amis de Soundbather.fr. En attendant, vous pouvez toujours foncer sur ce Chaotic Divine ainsi que sur son petit frère sorti en 2018, Calm Black Water, qui est une tuerie.

2. Elder – Omens

J’ai eu l’occasion de m’épancher largement sur cet album dans une chronique dédiée, je vais donc rester bref.
Ma relation avec Elder est quelque peu bizarre là où mes proches (Coucou Drey Talquor & Asukero) sont des immenses fans des Bostoniens. Mais depuis leur virage Berlinois, le groupe me séduit à chaque sortie. Leur EP Gold & Silver Sessions est une totale réussite tandis que cet Omens est une gifle monstrueuse. Un voyage psychédélique doux, tendre et fabuleux. Plongez-vous dedans, vous ne le regretterez pas.

1. Pallbearer – Forgotten Days

J’ai également eu le loisir de m’épancher sur cet album mais pour les amis de Soundbather.fr. Si vous n’avez pas eu l’occasion de lire cette chronique, je vous en fais un résumé : Album de l’année.

Après un Heartless quelque peu décevant, j’attendais beaucoup de Pallbearer. Il faut dire que leur doom aérien m’avait conquis avec leur album Foundations of Burden. Sur Forgotten Days, on retrouve des riffs puissants, des inspirations prog, des refrains efficaces et des paroles lourdes de sens. Du début à la fin, rien n’est à jeter. J’espérais un bon album, je me retrouve avec une tarte dans la gueule. Merci beaucoup.