Top 5 albums 2019 : Les choix de Tolol

Nous sommes au mois de décembre, le moment parfait pour réaliser les fameux tops. Les membres de l’équipe Granny vous partagent donc leurs choix avec un top 5 et une mention honorable. Aujourd’hui, place au Redac Chef : Tolol.

Quel choix cornélien que de réduire un top album à seulement 5 choix. Si un top 4 s’est vite dessiné, la dernière place a été un calvaire. C’est donc pour ça que j’ai autorisé une mention honorable. Comme ça on va dire que c’est un top 5,5. D’ailleurs, trêve de mondanités, place à la musique. Petite bise à Periphery ou encore Green Lung, concurrents d’une extrême qualité mais que j’ai du laisser de coté. Désolé les gars.

Mention honorable : Monkey 3 – Sphere

Il a fallu trancher entre le quatuor Suisse et des Suédois, ce sont les nordiques qui l’ont emporté. Mais il aurait été cruel pour Monkey 3 que je n’en parle pas. Entre l’album Sphere et les performances live de cette année, OuistiTri mérite qu’on s’attarde sur eux. Un stoner psychédélique instrumental qui oscille entre des riffs saignants et des ambiances planantes. Si jamais vous ne connaissez pas, jetez vous sur cet album qui est véritablement réussi. Une bonne chose après un Astra Symmetry quelque peu décevant.

5e position : Skraeckoedlan – Eorpe

Si vous suivez le site depuis un moment, vous devez savoir que je porte très haut les Suédois de Skraeckoedlan dans mon coeur. Il faut dire que Sagor, leur 2e album, m’avait fortement giflé. Du coup, quand ils ont annoncé son successeur, la hype était présente. Ils n’ont pas déçus. Les morceaux « courts » font preuve d’efficacité tandis que les longues pièces sont d’une réussite franche. Notamment « Elfenbenssalarna », mon morceau préféré de ce disque. Si vous ne vous êtes toujours pas jeté sur les différentes sorties de la bande à Robert Lamu, faites-le. S’il vous plait.

4e position : Mars Red Sky – The Task Eternal

C’est peut être la pire position. Mais il a fallu que je choisisse entre cet album et celui qui le devance. Mars Red Sky est un groupe que je porte dans mon coeur et sur ma peau. Vous le savez, c’est ce trio qui m’a initié au stoner, je ne vais pas refaire l’histoire, ça devient usant.

Leur 4e album studio était une des mes attentes de 2019 et ils n’ont clairement pas déçu. Je ne vais pas vous détailler le pourquoi du comment, tout est déjà dans une chronique sur le site. Sachez que c’est une nouvelle preuve du brio du trio. Foncez les voir sur scène si vous n’en avez pas eu l’occasion. Leur son est au top et les nouvelles compositions sont vraiment bonnes en live.

3e position : Monolord – No Comfort

Des Suédois sur le podium, voila une surprise. Avec Rust, Monolord m’avait conquis à un point jamais espéré et forcément, l’annonce de son successeur me hypait énormément. Sauf qu’à la sortie du premier single, j’étais un peu sur ma faim. Un morceau classique du trio, mais pas de quoi sortir les trompettes et les violons. Heureusement, le second clip me réconfortera dans mes attentes. « The Last Leaf » est une magnifique pièce de 5 minutes et 30 secondes dans laquelle on ressent ce que veut mettre en place le groupe avec No Comfort.

L’ambiance est empreinte de mélancolie et de tristesse ce qui colle parfaitement avec sa sortie automnale. Les titres alternent entre légèreté et lourdeur pachydermique typique de leur son. Énorme coup de coeur sur « Larvae » qui est une pièce magistrale.

Les critiques sur le coté « Monoriff » du groupe me semblent ridicules. Pourquoi est-ce qu’on reprocherait à un groupe de faire quelque chose à la perfection ? Monolord nous casse la nuque à chaque chanson sans pour autant faire dans la fioriture. Les Suédois sont devenus des valeurs sures de la scène stoner/doom, et on en est très content.

2e position : Lucy In Blue – In Flight

Découvrir un artiste en live est une des plus belles choses au monde. Les festivals nous offrent donc une chance en or à chaque édition car il y a forcément des petites pépites qui vont se dévoiler à nos oreilles. Pour l’occasion, on va revenir sur le Desertfest Anvers d’octobre 2019. Dimanche après-midi, ouverture de scène, 15h, 100 personnes autour. Un quatuor d’Islandais tout droit sortis des années 70 débarque.

A la fin des 40 minutes, ma bouche était au plus bas, mes yeux écarquillés et mon cerveau retourné. Un show de rock psychédélique incroyable qui m’a poussé à prendre l’album en vinyle pour vérifier si les gonzes sont aussi bons en studios. Ils le sont. Un voyage dans le temps d’une réussite éblouissante quand on voit leurs visages juvéniles. Ce sont ce genres de découverte qui font que la musique est belle. L’Islande n’est plus seulement la terre de Bjork & Solstafir. Il faudra aussi compter sur Lucy In Blue.

1e position : Tool – Fear Inoculum

Je vous en ai écrit des tartines dans une de mes seules chroniques sorties cette année. Mais cet album valait vraiment le coup d’attendre autant de temps. Le quatuor Californien a remis l’église au centre du village en rappelant pourquoi il y avait autant de hype autour d’eux. Ce n’est pas qu’un simple groupe, c’est une entité à part entière dans la culture mondiale.

Ce Fear Inoculum ne déçoit pas. Tous les titres sont d’une rare qualité, bien que certains atteignent des sommets de beauté dans leur composition. Pourtant, il avait tout pour dégouter. Un format très long, compact, avec des interludes peu inspirées. Pourtant, on en ressort très vite conquis. Avec une volonté d’en découvrir plus sur cet album. Car chaque écoute révèle un petit peu plus de magie. Mention spéciale à « Pneuma » qui est mon morceau de l’année, sans aucune contestation. Aucune autre chanson m’aura pris aux tripes comme celui-ci. Messieurs, merci beaucoup pour cette livrée. Si jamais vous pouviez faire une tournée Européenne des salles, ça serait top. Je dis ça comme ça…