Music Monday #40 : The Moody Blues – Nights In White Satin

Cette chronique va, une nouvelle fois, rendre hommage à un artiste disparu ces derniers jours. Avec tout le respect que nous avons pour France Gall, on a décidé de rendre hommage à un groupe plus marquant de l’histoire du rock.

A la fin des années 60, la musique connaît de nombreux bouleversements liés à la situation du monde qui l’entoure. Mais plutôt que de se lancer dans une explication très lourde, on préfère vous partager la vidéo de Vague Noire, qui revient sur cette période avec clarté et précision. Tout ce que vous devez savoir, c’est qu’en 67, un quintet sort un album qui va chambouler les codes déjà existants, avec une chanson qui va rentrer dans l’Histoire.

Days of Future Passed est le deuxième album des Moody Blues. Il sort la même année que The Doors, The Velvet Underground & Nico, Are You Experienced ? ou encore Magical Mystery Tour. Autant dire que la concurrence était rude en 1967. Pourtant, les Anglais vont sortir du lot en proposant ce qui servira à bâtir les fondations d’un genre marquant de la Musique : le Rock Progressif.

‘Cause I love you

Les 5 Anglais vont pousser loin l’expérimentation et vont amener des nouveaux instruments dans leurs compositions. Outre le mellotron, clavier qui sera emblématique de cette époque, The Moody Blues vont mettre en avant la flute traversière, par l’intermédiaire de Ray Thomas.

Yes I Love You

Il y a un morceau qui est passé à la postérité : « Nights In White Satin ». L’histoire raconte qu’on a proposé aux Moody Blues d’adapter la symphonie N°9 d’Antonin Svorak. Proposition refusée par le groupe qui a porté ses couilles et a signé sa propre symphonie. Quand on entend le résultat final, on ne peut qu’avoir les frissons. Les parties vocales sont sublimes, la montée en puissance au long du morceau est forte, la flute apporte une touche supplémentaire de lyrisme au tout. Légendaire.

Sans cet album des Moody Blues, et sans cette chanson, qui sait ce que serait devenu le rock et le prog. Donc messieurs, merci beaucoup. Quant à vous, M. Ray Thomas, reposez en paix. Emporté, comme tant d’autres, par une longue maladie.