Granny’s Challenge #1 : Jack Nitzsche – The Lonely Surfer

Pour fêter l’arrivée en 2018, on a décidé de se lancer un petit défi. Chroniquer tous les albums présents dans l’ouvrage « La discothèque secrète de Philippe Manoeuvre ». Et il y a du pain sur la planche.

Les cadeaux de fin d’année peuvent être une source d’inspiration considérable. L’ouvrage qui nous servira de base à ce challenge comporte 111 albums allant de 1963 à 2015. Une telle bible écrite par le grand Philou ne pouvait pas nous laisser insensible. Ne vous attendez pas à ce qu’on le termine dans l’année. Il faudra un peu de temps pour réussir à capter l’essence de chaque son proposé. Mais puisqu’il faut bien commencer, premier à passer sur le grill : Jack Nitzsche.

L’artiste.

Si on lui connaît son homonyme philosophe, le nom de Jack Nitzsche reste quelque peu inconnu pour les fans de musique que nous sommes. A la base, c’est un musicien, mais il se fera connaître en temps qu’arrangeur et compositeur. Son travail ne laissera pas indifférent un certain Phil Spector, immense producteur dans les années 60 & 70. Les deux sont tellement proches que Nitzsche reprendra les lunettes noires de Spector comme détail vestimentaire, ce qui lui vaudra le surnom de « Specs ». On le retrouve à la production du Harvest de Neil Young ainsi qu’en musicien additionnel sur Sticky Fingers des Rolling Stones. On notera enfin son rôle dans la mythique « You Can’t Always Get What You Want » il fut coordinateur des choeurs. En 79, il échappe à la prison après avoir violé son ex-compagne, un destin proche de celui de Spector, aujourd’hui en prison pour le meurtre de son ex. Nitzsche nous quittera en 2000 des suites d’un AVC. Ce qui nous intéresse ici, c’est son premier album solo : The Lonely Surfer.

L’album.

12 titres pour 31 minutes de musique uniquement instrumentale. On se trouve avec une pièce Nitzsche montre sa qualité d’arrangement des morceaux, notamment avec « Da Doo Ron Ron », qui se trouve en clôture. Tout l’album se construit autour du mélange instruments rock et orchestre. Si on ne peut que saluer le travail, il est quand même facile de sentir de la lassitude au gré des morceaux, qui feraient une magnifique bande originale de film. Chose que fera Nitzsche dans le reste de sa carrière, lui permettant même d’avoir un oscar pour la BO d’Officer And Gentleman. The Lonely Surfer est un bel album qui met en avant les orchestrations. Si vous êtes donc des fans de ce genre de musique, foncez les yeux fermés.