Music Monday #136 : Monolord – The Weary

On l’a vu la semaine passée, le 29 octobre est à retenir pour la sortie du prochain album de Mastodon. Sauf qu’un trio Suédois s’est dit qu’il était chaud pour rivaliser avec le quatuor d’Atlanta. De quoi nous offrir une fin d’année riche en gras.

Beaucoup d’amour sur Monolord. Un stoner/doom qui se base sur des riffs d’une efficacité affolante et un son lourd. Le tout porté par la voix pleine de reverb de Thomas V Jager. Une recette qui a fait ses preuves depuis maintenant 8 ans avec, entre autres, l’immense tube « Empress Rising » ou encore « The Last Leaf » tiré de leur dernier album en date sorti en 2019.

Les Suédois sont vite devenus des valeurs sures sur cette scène, leurs prestations live aidant pas mal à cimenter leur réputation. Chacune de leur nouveauté est scrutée et attendue. En janvier dernier, on avait eu le droit à un EP avec la piste « I’m Staying Home » clairement centrée autour de la situation sanitaire actuelle. Mais comme tant de groupes autour d’eux, le COVID et l’annulation des concerts leur a permis de réfléchir à un nouveau disque.

Prévu donc pour le 29 octobre prochain, Your Time To Shine aura la lourde tache d’être le successeur de No Comfort, album génial qui amorçait quelques petites évolutions subtiles dans le son du trio. Pour nous faire patienter, un clip fut dévoilé au grand public, celui de « The Weary ».

Sur le fond, aucune surprise. On se fait tabasser la tronche d’entrée de jeu par un riff soutenu par les coups puissants du batteur Esben Willems. Au bout d’une bonne minute, le riff principal débarque et c’est une totale réussite. On notera la petite touche Sabbathienne avec le passage Cowbell au milieu des couplets. Néanmoins, il y a une chose que l’on peut signaler : la voix semble moins noyée dans la reverb qu’à l’accoutumée. Un changement qui peut surprendre mais qui n’est pas raté pour autant. Il sera intéressant de voir sur le reste du disque ce que ce bon vieux Thomas pourra nous offrir.

En revanche, il y a une immense frustration autour de ce titre : sa fin. Les Suédois terminent sur le riff principal sauf qu’à mon sens, ils coupent beaucoup trop tôt. Il y avait matière à faire tourner ce passage pendant 2/3 minutes de plus sans broncher et faire bouger les têtes de l’auditoire sans difficultés.

« The Weary » reste un excellent single qui joue parfaitement le rôle de mise en bouche. Ne reste plus qu’à attendre la fin octobre pour se faire rouler dessus par le gras Suédois. Il faudra bien tout ça pour tenir pendant l’hiver.