Metallica – St Anger

Metallica est un groupe qui, par son talent, est rentré dans l’histoire de la musique. Le quatuor fait partie des groupes qui, dans 100 ans, feront encore parler d’eux. Que ce soit pour le côté tragique ou le côté magique du groupe d’ailleurs. Aujourd’hui, on va parler des deux.

Au début des années 2000, Metallica est dans un temps faible, plus de tournée, un album qui se fait attendre, et surtout, Jason Newsted (qui occupait la place de bassiste depuis la mort de Cliff Burton en 1986) a quitté le groupe groupe. Officiellement à cause de maux de cou trop importants dû à trop d’années de headbanging. Mais vous vous doutez qu’il existe une vraie raison valable. Comme par exemple le fait que James Hetfield ait eu peur que le projet parallèle de Newsted empiète sur les plates-bandes de Metallica… Ce qui a provoqué son départ. On l’apprend grâce au documentaire « Some Kind Of Monster » tourné pendant la durée d’enregistrement de « St Anger », projet que Metallica a eu la belle idée de réaliser!

On va donc parler ici de « St Anger », l’album qui divise plus qu’un Jésus devant des pains. Cette album est le 8e du groupe et il fût compliqué… Des tensions entre Lars Ullrich et James Hetfield ont poussé le groupe à prendre un psychologue afin de canaliser et apaiser ces tensions. De plus, le groupe se retrouve sans bassiste officiel et c’est donc Bob Rock, producteur de l’album, qui se retrouve à jouer de la basse pendant les sessions studio, et qu’on peut donc entendre sur l’album. Pour couronner le tout, les sessions d’enregistrement de l’album ont connu une pause de près d’un an, le chanteur ayant cédé aux sirènes de l’alcool (par gourmandise, dirons-nous), Hetfiled est donc allé se soigner en désintox. L’album partait déjà sur de mauvaises bases… Pendant ce temps, Lars Ullrich décide de mener une croisade contre le site Napster, une site qui permettait de télécharger gratuitement (surtout illégalement) des chansons. L’avarice, mais aussi l’orgueil d’Ullrich lui jouèrent des tours, puisqu’il est devenu à cette période la personnalité la plus détestée du monde du rock ! Surnom qu’il conserve encore aujourd’hui malgré une nette amélioration du personnage.

Au final, deux studios épuisés, de nombreuses engueulades, l’album est un accouchement difficile… Et on se retrouve avec 11 chansons.
Mais pourquoi cette album divise-t-il autant les fans de Metallica ? Tout simplement parce que, le rendu final laisse tout le monde dans la réflexion de part sa sonorité et son originalité (par rapport aux précédent albums). Est-ce un bon album ou est-ce que c’est une bouse, alors ?

Dans le négatif, on retrouve deux points majeurs. Premièrement, le son de batterie est dégueulasse et il est impossible de le nier. Situé entre un coup de marteau sur une enclume et un membre des tambours du Bronx, le son de caisse claire est certainement le pire jamais entendu, tout style confondu. Une insulte aux joueurs de batterie ! Deuxièmement, on peut noter l’absence total de solo de guitare, un détail pas des moindres qui fait beaucoup réagir les fans… (Mais heureusement, sur « Death Magnetic », cet affront est réparé de la meilleur des manières). Pour finir, je dirais que la production est un peu bizarre, inhabituelle. Clairement, l’album manque d’un bon son.

Maintenant, je trouve que cet album est quand même très bon. Tout d’abord, les riffs sont excellents, je trouve qu’il y a de très bonnes choses dans cet album qui méritent une attention particulière. The Unnamed Feeling est incroyable, par exemple.
Ensuite, les paroles sont très personnelles, James s’est lâché et a pu exprimer toute sa colère enfouie dans les lyrics. D’ailleurs, cette colère revient dans le titre de l’album, car « St Anger » signifie « Sainte Colère ».

Puis, ce que je note surtout, c’est que cet album a permis deux choses très importantes pour Metallica. En premier lieu, « St Anger » a clairement permis au groupe de se libérer, de se soigner et donc de pouvoir repartir dans ce qu’ils font de mieux : du Métal. Cet album, et la difficulté que le quatuor a eu pour le pondre, a certainement libéré tous les membres. Ce qui fait qu’en 2008, on a eu le droit à « Death Magnetic » qui est indéniablement un album extraordinaire.
Enfin, le retour de Metallica au premier plan les a obligé à choisir un nouveau bassiste officiel. Car si auparavant, la paresse était de mise pour le choix du remplaçant de Jason, MTV imposa la présence d’un bassiste officiel. Et on se retrouve désormais avec Robert Trujillo qui est certainement l’un des meilleurs bassistes tout style confondus. (je vous recommande vivement d’écouter Violent & Funky du groupe Infectious Grooves, l’un des ses anciens projets).

Pour conclure, je considère vraiment cet album comme une réussite. Certes, musicalement il est très loin de la perfection, mais tous les à-cotés font que cet album est ancré dans la légende. Celle qui fait que, dans 100 ans, on continuera à parler de cet album. Soit en bien, soit en mal !

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