L’album de l’année 2013 : Le choix des rédacteurs

Nouvelle série d’article consacrée à nos albums préférés de la décennie qui vient de s’écouler. Et comme on est plutôt gentil, on s’est dit qu’on allait remonter année par année pour vous donner encore plus d’albums à écouter ou réécouter. Place à 2013, année plutôt chargée.

L’album de Tolol : Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork

C’est marrant parce que 2013 fut une année particulièrement chargée, pour autant, mon choix fut fixé très rapidement. Malgré Infestissumam de Ghost, AM des Arctic Monkeys ou encore One Of Us Is The Killer de The Dillinger Escape Plan, mon album de 2013 est Like Clockwork des Queens Of The Stone Age.

Il faut dire qu’entre Josh Homme et moi c’est une longue histoire d’amour. Oui, je suis un immense fan de Josh, sa voix et son charisme débordant. Pourtant ce qui m’a frappé c’est l’univers visuel autour de cet album et à travers les divers clips sortis pour promouvoir sa sortie. Un dessin animé horrifique dans le désert soutenu par des titres aux ambiances poisseuses et prenantes.

Ce Like Clockwork m’aura instantanément pris aux tripes que ça soit par les titres rock comme « My God Is The Sun » ou « I Sat By The Ocean » ou bien les morceaux plus calmes et lancinants comme la chanson titre, « The Vampyre Of Time And Memory » ou alors l’incroyable « I Appear Missing ».

6 minutes d’un rock à la limite du stoner. Un riff d’une efficacité redoutable, un Josh Homme au sommet de son art vocal et un ensemble musical à la limite de la perfection. C’est selon moi un des meilleurs titres jamais composé par QOTSA. Encore aujourd’hui cette chanson m’accompagne et il ne se passe pas une semaine sans qu’elle tombe dans mes oreilles. C’est un chef d’oeuvre à la hauteur de l’album en entier.

L’album de Maxallica : Paramore – Paramore

Alors que le grand manitou vous parlait du projet solo, Petals For Armors, de Hayley Williams et bien moi pour 2013 je vais vous parler de l’album éponyme de Paramore. Depuis ma découverte de Paramore au début 2007 puisque le groupe faisait la première partie d’Evanescence à Paris (mais moi j’ai eu Mass Hysteria en allant à Nantes, le seum 41) et que j’étais très curieux, le combo est dans mon top 3 de tous les temps. Même si brand new eyes restera à jamais mon album préféré du combo, je dois dire que la sortie en 2013 de Paramore fut un moment très important d’autant plus que je vis le groupe pour la première fois en concert à deux reprises sur cette année-là.

Entre la sortie du single « Now » et la sortie de l’album quelques semaine plus tard, mon excitation fut très forte et sur cette période si bien que l’opus ne décolla pas de mon iPod de l’année. Dès premières secondes de « Fast In My Car » au toutes dernières de « Future », c’est un voyage musical incroyable que le combo nous propose. Entre les interludes au ukélélé, la furie de « Anklebiters », le tube sans commune mesure qu’est « Still Into You » ou les huit minutes de « Future », difficile de cibler un moment précis qui rend Paramore si important pour moi.

2013 est aussi l’année de la prestation ci-dessous, sans doute la plus incroyable jamais offerte par Hayley Williams vocalement sur « Let The Flames Begin ». Et dire que c’est Ilan Rubin (Nine Inch Nails et Angels & Airwaves) qui joue de la batterie sur cet album ou encore que Aaron Gillespie (Underoath) lui a succédé pendant trois ans doit tout vous dire sur Paramore.

L’album de Mattrouq : A Day To Remember – Common Courtesy

D’aussi loin que je me souvienne, jamais n’ai-je attendu un album autant que j’ai attendu Common Courtesy. Dès ma première écoute de What Separates Me From You, j’avais hâte de découvrir les nouveaux titres d’A Day To Remember. Le quintet d’Ocala nous avait fait attendre, avec d’abord un compte à rebours menant à la révélation du premier extrait : « Violence (Enough is Enough) ». Un titre qui fleurait bon la bagarre dans les pits. Sur fond de poursuites judiciaires contre leur label, Victory Records, Jeremy McKinnon et ses amis ont longtemps eu à craindre pour l’avenir de leur cinquième livraison. Mais finalement, le 8 octobre 2013, Common Courtesy voit bel et bien le jour. C’est bel et bien la claque espérée pour moi.

Je me souviens encore parfaitement du jour de la sortie. Le 8/10/2013, c’est un mardi, je suis en terminale. Je me revois foncer sur mon ordinateur, chercher frénétiquement un moyen d’écouter l’intégralité de la galette. Et mon sourire qui s’élargit au fil des notes de « City of Ocala », le morceau d’ouverture. Un titre qui déborde d’énergie, qui file une pêche monumentale, et qui est suivi par « Right Back at it Again », qui en rajoute encore une couche. De quoi lancer le disque avec une tonne de peps. Au fil des pistes, on retrouve cette marque de fabrique d’ADTR, le mélange de pop-punk, de metalcore et de post-hardcore qui a fait leur succès. Il y a la bagarre, avec « Violence », « Life Lessons Learned the Hard Way » ou encore « Sometimes You’re The Hammer, Sometimes You’re The Nail ». Il y a les titres tout en voix claire, comme « Life @ 11 » ou « I Surrender ». Il y a le calme et l’émotion avec « Already Gone », « End of Me » ou encore le magnifique final « I Remember ». Une conclusion de neuf minutes, dont la seconde moitié est en réalité une discussion entre les membres du groupe, qui se remémore leurs premiers souvenirs de tournée, leurs anecdotes. Quatre minutes pendant lesquelles on a l’impression de faire partie de ce groupe d’amis, et de rire avec eux.

Si je pouvais complètement oublier un album pour le redécouvrir, comme si je ne l’avais jamais entendu, ce serait sans aucun doute Common Courtesy. Un album qui aurait pu ne jamais sortir à cause des démêlés judiciaires avec Victory Records, et qui gardera toujours une place particulière dans mon cœur. Mon album de l’année 2013, et peut-être même de la décennie 2010.

L’album de PlayToDie : TesseracT – Altered State

Suivant le modèle des précédentes années, sachez que Ghost, Justice, Circles, Leprous ou encore Plini ont sorti des albums de très bonne facture en 2013. Mais cette même année est sortie ma plus grosse claque de la décennie, à savoir Altered State des anglais de TesseracT. 50 minutes de frissons et de caresses (plus ou moins violentes) des oreilles.

Depuis Concealing Fate dont je vous parlais ici, Daniel Tompkins est parti et TesseracT a vu passer Elliot Coleman avant que n’arrive Ashe O’Hara, qui sera le chanteur sur l’album. Ce dernier ne va rester que 18 mois dans le groupe mais va laisser une trace indélébile dans mon cœur. Après One, Altered State est plus calme (les cris disparaissent) mais garde les ingrédients du djent, en mettant plus en avance la basse et la voix que dans d’autres groupes.

Cet album c’est surtout une ambiance présente tout le long qui m’a envoûtée, à fleur de peau, les émotions transpirant de chaque note jouée. Que ce soit pendant les passages aériens, les breakdowns ou les refrains, pendant les quatre mouvements de l’album demeure une atmosphère éthérée, comme si n voyageait à travers l’esprit d’une personne.

Mais cet album m’a marqué pour trois raisons :

  • La basse d’Amos Williams. Chose assez rare dans le genre, le mixage et la composition d’Altered State laisse la basse s’exprimer sur chaque morceau.
  • Le saxophone de Chris Barretto (chanteur de Monuments). Présent sur deux morceaux, sa rareté renforce son impact, puisqu’il vous fera décoller sur « Calabi-Yau » et accompagnera de la plus douce des manières votre sommeil sur « Embers ».
  • Ashe O’Hara. C’est grâce à lui qu’Altered State est dans mon top 10 musical. Le travail sur la voix est véritablement sensationnel sur cet album, de par les notes atteintes avec une clarté impressionnante et de par les harmonies vocales qui m’ont retournées lors de la première écoute (« Exiled » est dingue à ce niveau là) et me rendent fébriles encore aujourd’hui. Et l’efficacité est totale puisque ce doit être l’album que j’ai le plus chanté de ma vie.

En réalité je ne peux que vous conseiller de foncer sur Altered State. Si vous aimez le metal : les parties de djent sont là. Vous aimez la basse ? Amos est là. Vous souhaitez vous reposer ? Ecoutez la fin d' »Embers ». Vous voulez pleurer ? Ecoutez « Resist ». Il y a de tout dans cet album ! (sauf du scream)

L’album de Drey Talquor : Queens Of The Stone Age – …Like Clockwork

Oui, comme à l’instar de mon cher Tolol, je mets aussi cet opus des grands Queens Of The Stone Age sur le piédestal de 2013. Il faut dire que mis à part un autre album, à savoir AM des Arctic Monkeys, la concurrence cette année-ci ne fut pas des plus rudes. Cela s’est principalement joué sur le nombre d’écoutes accumulées des deux galettes, les ayant découvert à leur sortie et malgré l’impact phénoménal que l’album des anglais ont eu sur la scène musicale (et qui résonne encore aujourd’hui), mon cœur va vers ce magnifique opus que nous a proposé la bande de Josh Homme.

Que dire de plus sur cet album ? C’est une approche plus soft rock que ce nous a proposé les californiens comparés à leurs précédents opus où la crasse du désert se faisait encore ressentir. On dilue les influences stoner pour en retirer de magnifiques hymnes de rock. Une très belle énergie se dégage de ces 46minutes de musique. Et si pour notre rédacteur en chef, sa claque de l’album revient à « I Appear Missing », la palme de la chanson que j’ai le plus écouté reste pour moi « If I Had A Tail » avec une presque égalité pour « My God Is The Sun ». Et ce qui vient placer …Like Clockwork comme mon troisième opus préféré des Queens Of The Stone Age, juste derrière Songs For The Deaf et Lullabies To Paralyse.

Décidément Josh Homme est quelqu’un de beaucoup trop talentueux.