Granny Smith

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Chronique d’une pomme au Main Square : Vendredi

Deuxième jour de notre périple en terre nordiste. Et l’heure est venue de découvrir le premier gagnant du tremplin, et par la même occasion, la Green Room, deuxième scène de ce festival, non ouverte jeudi.

En amont du Main Square, 3 tremplins ont eu lieu, dans 3 villes différentes, pour trouver 3 groupes pour ouvrir les festivités sur la Green Room. En ce vendredi, ce sont les Lillois de Desert Pocket Mouse qui ont la lourde tache de chauffer le public. Une foule nombreuse, jusqu’a ce qu’arrive Triggerfinger sur la Main Stage, mais on y reviendra.

Un duo de deux personnes se présente devant nous. Et la précision est importante puisque dans la même soirée, on va retrouver le duo de 5 personnes qu’est les Black Keys. Revenons à nos Lillois. Complètement inconnus de la team Granny Smith, leur rock énergique nous a bluffé. Une batterie, une guitare et ça suffit à bourriner. Pendant une demie-heure, on a pu enfin retrouver les testicules qui manquaient aux Black Keys. Une belle preuve que le rock Français n’est pas mort, et qu’il faut sortir du mainstream pour ça.

Ensuite, ce sont les Belges de Triggerfinger qui se pointent. Bien que l’on soit en France, Triggerfinger était chez lui, étant donné la grosse communauté Belge qu’il y’a dans ce festival. Pour nos oreilles de pomme, ce groupe était une découverte. Et quelle découverte ! Pour ouvrir la main Stage, il fallait un truc burné, et c’est ce qu’on a eu. Un rock puissant et lourd, qui a du en surprendre plus d’un. La foule était complètement acquise à la cause du trio.
Parlons instruments. Trio basse/batterie/guitare classique mais avec un petit plus. En effet, le bassiste joue sur une Rickenbacker. Jusqu’ici, tout va bien. Mais lorsqu’on regarde son ampli, on remarque qu’il s’agit d’un ampli guitare. Rendant le son de sa basse, très atypique.
Sur scène, le chanteur guitariste est le seul à être vraiment mobile. Pourtant, on aurait pu croire qu’ils étaient plus, tant l’énergie déployée est importante.
Restons dans la technique avec la lumière. Le concert étant de jour, on pourrait penser que la lumière est inutile. Vous avez tort. Sur ce show, les techniciens ont réalisé un travail d’orfèvre, pour rajouter du dynamisme à un groupe, pourtant pas avare la-dessus. Une vraie bonne surprise, que l’on souhaite renouveler.

Triggerfinger

Triggerfinger

Concert suivant : Imagine Dragons. Si votre serviteur a lâchement regardé le quart de finale de la France, son compère, plus sérieux et plus curieux, est allé découvrir l’univers d’Imagine Dragons sur scène.
Qui ne connait pas ce groupe? Depuis le carton de Radioactive, ce sont les nouvelles coqueluches du grand public. Mais quid de la performance scénique?
Une très bonne surprise, que ça soit sur la musique ou la performance. Déjà, posons les bases. En face de nous se dresse un quintet. Un chanteur, un guitariste, un batteur, un bassiste/clavieriste et un guitariste/clavieriste, mais pas que. Ces 5 gus se payent le luxe de tous chanter, et de tous jouer des percussions.
Parlons du show, qui se trouve être très carré. Les déplacements, la lumière, la musique, tout est à sa place. Les Américains enchainent les tubes, pour le plus grand plaisir du public chaud…

Imagine Dragons

Imagine Dragons devant une foule nombreuse.

Jusqu’a ce que la pluie fasse (enfin) son apparition. Tant crainte durant ce week-end, la pluie douche la foule qui attendait les Écossais de Franz Ferdinand. Une grosse averse, qui ne freine pas les ardeurs des fans.

Débutant sous le crachin, Franz Ferdinand est donc dans son élément. Les Glaswégiens réalisent une performance solide, sans plus. Un show très British. Peu de mouvements sur scène, une musique carrée, des musiciens peu mobiles. Cependant, musicalement c’est propre, et y’a rien à redire. C’est de la bonne pop-rock. Les tubes s’enchainent, et le public, très nombreux devant la Main Stage se laisse aller à entonner chaque refrain comme un seul homme. 1h15 de show, lisse, peut être un peu trop. C’est le coté radin qui ressort.

« Tête d’affiche » pour la Main Stage, en ce qui concerne le rock, les Black Keys débarquent. Et si vous vous demandez pourquoi tête d’affiche est entre guillemets, c’est très simple.
The Black Keys c’était plat. Aucune présence, aucune atmosphère, aucun jeu scénique, aucune connivence avec le public. C’était froid, sans intérêt. Pourtant, le public y a mis du sien pour montrer son envie. Mais seul le public avait de l’envie. Enfin, le duo Granny Smith avait de l’envie, celui de partir très loin de la Main Stage.

Black Keys

Les Black Keys.

Après c’était Woodkid, mais je le laisse pour la conclusion. Passons directement à Skrillex.
Le Main Square à 10 ans. A cette occasion, la prod a décidé de faire une scène Métal avec Maiden comme tête d’affiche. Vous l’avez lu, (Si ce n’est pas le cas, cliquez ici) c’était énorme.
Mais le plus beau tour de force, c’est qu’en un jour, on est passé d’un rassemblement de Métalleux, à la plus grande boîte de nuit de France. Et ça, c’est un grand écart que même Jean Claude Van Damme n’assumerait pas.
Qu’est-ce que vous voulez que je dise sur la prestation de Skrillex? Niveau artifices et lumières, on est clairement dans le hors-norme. C’est aussi impressionnant à voir qu’insupportable à écouter. C’est dire si la débauche de moyens est importante.

Skrilex

Le dispositif immense, déployé par Skrillex.

Enfin, revenons sur la vraie Tête d’affiche de la soirée : Woodkid.
Plaçons les bases. Woodkid, je n’aime pas du tout. En tant que musique, je ne rentre pas dans son univers, m’empêchant de pleinement apprécier.
Je me suis donc placé devant la GreenRoom avec une appréhension. Vais-je passer un bon moment?
Après le concert, je peux vous affirmer que le show est un des meilleurs que j’ai jamais vu. Et attention, je parle du show. Les lumières sont calibrées au millimètre, l’écran en backline est utilisé avec brio, le son est excellent, les musiciens énormes et surtout Woodkid est un malade.
Si on parle de la musique même, je me suis assez ennuyé, jusqu’aux deux dernières chansons. Mais le show m’a scotché tout du long.
Woodkid, le plus Américain des Lyonnais, a réussi à faire chanter et danser près de 10 000 personnes. Toute la foule réunie était comblée par la performance de ce gône.
D’ailleurs, Yoann (Car Woodkid s’appelle en réalité Yoann Lemoine), a salué chaque membre de son staff et a salué tous les membres des équipes techniques, choses que peu de musiciens ont fait. Et ça, c’était beau geste.
Pendant Run Boy Run, dernière chanson du set, le public a montré l’amour qu’il portait envers Woodkid, à travers les divers chants et autres applaudissements ininterrompus. Forçant même le groupe à reprendre le morceau une fois fini.

Woodkid

Woodkid, héros de la soirée.

Woodkid dégage une sorte de plaisir quand il est sur scène. Un plaisir qui est communicatif, puisque les personnes présentes ont toutes ressenties cette joie d’être là, nous les premiers.

Main Square Day 2 :: Check

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