Between The Buried And Me – Coma Ecliptic

Pour un « retour », il fallait marquer le coup en parlant d’un style de métal souvent décrié et moqué : Le métal Progressif. Il est vrai qu’à l’évocation de ce style, un groupe doit directement apparaitre dans votre esprit : Dream Theater. Mais pourtant, si la bande de James LaBrie maitrise les clichés qu’on peut détester dans le métal, Between The Buried And Me s’affranchit de ses derniers pour en tirer une musique d’une incroyable qualité. Et ce depuis des années.

En 2007, l’album « Colors » sort et met une gifle à l’industrie musicale. Difficile de passer après ça, pourtant « The Great Misdirect » en 2009, et le dyptique « The Parallax » en 2012 affirment la place de BTBAM dans le paysage musical. Adepte d’une grande technicité, de rythmes changeant et d’un chanteur alternant chant clair et scream, le groupe est forcément attendu quand l’annonce d’un album est faite.

Voilà 10 ans que la formation actuelle du groupe est en place et bien en place. « Coma Ecliptic » vient confirmer la lancée des Nord Caroliniens d’effectuer des albums concepts. C’est à dire des opus qui racontent une histoire, avec des chansons qui s’enchaînent comme un seul bloc. Ici, « Coma Ecliptic » raconte l’histoire d’un homme dans le coma, qui voyage à travers toutes ses anciennes vies.

Musicalement, on enchaine les gifles notamment avec The Coma Machine, morceau incroyable. Vocalement, Tommy Giles Rogers utilise plus sa voix claire, qui possède un grain de ressemblance avec son collègue de Dream Theater. Mais ne vous méprenez pas, c’est bien ici la seule ressemblance entre les deux groupes. Si vous l’aimez dans un rôle plus violent, King Redeem/Queen Serene vous comblera.

Le petit point noir est la durée. 1h10 de musique, de quoi ressentir quelques longueurs pendant les écoutes. Car oui, c’est un album qui mérite un gros nombre d’écoutes pour saisir toutes les nuances et tous les choix faits par le quintet.

Cet album se pose comme un des candidats au titre d’album de l’année. Loin des clichés que véhiculent Dream Theater, BTBAM est un courant d’air frais vital dans une scène Progressive mal vue par la plupart des gens. N’hésitez pas à prendre 1h10 de votre temps pour écouter « Coma Ecliptic », vous en sortirez surpris et heureux.

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