Music Monday 82 – Fear, and Loathing in Las Vegas – Hypertoughness

Le confinement, c’est pas marrant. Derrière l’exceptionnelle lucidité de cette déclaration, se cache une vérité que peu d’entre vous renieront. Bloqués ainsi chez nous, il faut bien s’occuper. Certains jouent aux jeux vidéos, d’autres poncent le catalogue Netflix, Disney+, Amazon Prime, où les trois grâce à des outils de streaming illégaux (ou beaucoup d’argent, dans ce cas bien joué à vous).

Mais la période est propice à la découverte de nouveaux groupes. Alors entre deux singles de post-hardcore / metalcore tout ce qu’il y a de plus classique, la lecture aléatoire, ou une soudaine envie d’exotisme, vous a peut-être poussé vers de nouveaux horizons. Si vous êtes des aventuriers, venez avec moi découvrir le monde merveilleux de l’electronicore. Voici Fear, and Loathing in Las Vegas.

Tout d’abord, il n’y absolument aucun rapport avec le film Las Vegas Parano, sorti en 1998, avec Johnny Depp et Benicio del Toro. Ici, on à affaire à un quintet tout droit venu du Japon. Une bande qui, si vous êtes otakus à vos heures perdues, vous dit peut-être quelque chose. « Just Awake », le premier ending d’Hunter X Hunter, ou « Let me Hear », l’opening de Parasyte, c’est eux. Actifs depuis 2010, les nippons comptent six albums et trois EP dans leur discographie. Leur dernière production, Hypertoughness, est disponible en Europe depuis le 15 janvier 2020.

Lorsqu’on n’est pas initié à l’electronicore, difficile de croire que FALILV a produit son album en sachant exactement quoi faire. Les guitares se mêlent aux synthés, les éclipsent parfois pour mieux se faire noyer par les sonorités artificielles quinze secondes plus tard et vice versa. On retrouve deux chanteurs, un chargé des claviers et du chant crié, l’autre chargé du chant clair avec un maximum d’autotune. En clair, c’est déroutant à la première écoute, et ça peut en rebuter. Mais lorsqu’on écoute Hypertoughness dans son intégralité, le ressenti qui s’en dégage, c’est que le quintet a l’air de s’amuser comme jamais. Et finalement, lorsqu’on rentre dans le délire, l’album est fun. Loin d’être passe-partout, mais un réel plaisir coupable. Pour moi en tout cas. Et puis, vous prendrez bien un peu d’univers visuel purement japonais pour vos clips, non ?