Music Monday #100 – Tolol : Mastodon – The Czar

Music Monday numéro 100, l’occasion pour les membres de parler de leur morceau ultime. Celui qui surpasse tout. Pour ma part, le choix fut cornélien, mais au moment d’arrêter mon choix, la longueur eu raison de l’efficacité.

Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de vous rappeler ma relation avec Mastodon et plus particulièrement avec l’album Crack The Skye. Mais si jamais vous êtes un nouveau lecteur, je vous renvoie vers ma trilogie sortie à l’occasion des 10 ans de cet album.

Sans Crack The Skye, beaucoup de choses ne se seraient pas déroulées. Pas sur que Granny eut été encore en vie, tout comme votre serviteur d’ailleurs. La dépression est quelque chose d’assez destructeur, je ne peux que vous conjurer de parler avec des gens si vous vous sentez mal. Rester seul dans des périodes de souffrances morales/physiques/psychiques/émotionnelles, c’est le plus compliqué.

« The Czar » c’est le moment dans l’album où le personnage principal, ou plutôt son âme, rejoint celle de Raspoutine au moment où ce dernier tente de tuer le Tsar de Russie pour lui prendre sa place. Il réussit mais meurs par la même occasion, relâchant les âmes à travers « The Crack in The Sky ». La suite de l’album étant le voyage de l’âme de notre héros à travers l’espace pour retrouver son corps physique originel, perdu dans « Oblivion ».

Avec ses presque 11 minutes au compteur, « The Czar » est une pièce de Metal Progressive réussie en tout points. Sa construction en chapitre, son histoire racontée, ses solos, ses riffs, ses voix. Tout dans cette chanson transpire la classe, la magnificence, la beauté. Quand on arrive à faire qu’une chanson de 11 minutes passe aussi vite qu’une de 3, c’est qu’on a réussi à construire une œuvre captivante.

J’ai longuement hésité à choisir « Oblivion » comme mon morceau préféré, mais avec le temps « The Czar » a pris une place toute particulière : celle de réconfort. Si l’ouverture de l’album peut prendre place dans une auto-flagellation, notamment avec la ligne « How Can I Tell You That I’ve Failed? », « The Czar » c’est la bulle qui me fait me sentir bien, particulièrement au moment du solo démentiel de Brent Hinds au sommet de son art.
Aussi, j’aime énormément les paroles de ce titre. Brann Dailor s’est sublimé pour réussir à mélanger l’histoire racontée ainsi que des moments reliés à sa soeur Skye, pour qui Crack The Skye est dédié.

Je ne pourrai jamais assez vanter les mérites de cet album, tant il regorge de moments glorieux et géniaux. Je suis fou amoureux de toutes les pistes de Crack The Skye et j’espère que vous arriverez à faire une petite place dans votre cœur pour une telle œuvre. En ce qui concerne « The Czar » c’est la pièce maîtresse du disque à mes yeux et mes oreilles. Une piste qui surpasse tout ce qui a été fait avant et qui ne trouvera aucune comparaison dans ce qui est sorti depuis.