Megadeth – Dystopia

C’était un des évènements de la nouvelle année, le retour de la bande à Dave Mustaine. 15ème album pour un des piliers de la scène thrash mondiale. Mais, concrètement, qu’est-ce que vaut Dystopia ?

Déjà, il faut rappeler qu’après l’incroyable (NDLR : c’est du sarcasme) Super Collider, Megadeth a connu quelques mouvements dans son line-up. Exit Chris Broderick et Shawn Drover. Pour compléter le quatuor autour de Mustaine et Ellefson, on retrouve Kiko Loureiro, guitariste d’Angra, et Chris Adler, batteur de Lamb Of God. Bon, on est passé proche de retrouver le line-up de Rust In Peace, mais on se contente largement de ce qu’on a. Voilà pour les présentations, passons à la musique.

Étrangement, je n’attendais rien de cet opus, surtout après le traumatisme qu’était « Super Collider ». Fort heureusement, on est devant un album de Megadeth pur et dur. Ne serait-ce qu’avec le retour de Vic Rattlehead sur la pochette. Au niveau du son on est sur un truc plus sérieux, plus lourd, tout simplement meilleur que son prédécesseur.

Les riffs sont efficaces, le jeu de batterie est au niveau de Chris Adler, les solos font plaisir à entendre. Mais surtout, le duo Ellefson/Mustaine est parfaitement rodé. Tout roule et tout sonne comme il faut, quand il faut. Même la voix est bonne, plus rauque, moins nasillarde. Quand on sait que 90% des discussions autour de Megadeth sont pour se moquer de la voix de chat de Mustaine, on peut être content que ce bon Dave ait une voix à la hauteur.

Après, soyons mesurés. Oui, cet album est bon. Après, ne vous attendez pas à un renouveau et à quelque chose d’incroyable, mais des fois, c’est mieux d’entendre du vieux efficace, que du neuf raté. Prenez la chanson « Dystopia », une des meilleures de l’album, notamment avec son refrain composé d’une alternance entre le mot « Dystopia » et des solos de guitares grands. Une chanson typical Megadeth, et ça fait du bien.

Au final, je vous conseille fortement ce Dystopia. Un retour réussi pour Megadeth, alors qu’on les pensait perdus pour la science. Ne-serait que ça, c’est une victoire. Avec cet album taillé pour la scène, nul doute que la bande à Dave Mustaine fera headbanger des générations de metalleux encore longtemps.