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Dream Theater – Dream Theater

Quand on parle de métal progressif, je vous l’accorde cela n’arrive pas souvent, un groupe revient dans toutes les conversations comme étant LE groupe phare de ce mouvement musical. Je parle bien sur de Dream Theater. Porté sur le devant de la scène par le talent de John Petrucci, guitariste, et de Mike Portnoy, batteur, le groupe termine sa 28è année d’existence par la sortie de « Dream Theater », 12è album de leur carrière.

Cet opus est le premier vrai album de Mike Mangini, nouveau batteur, en remplacement de Mike Portnoy. Et contrairement à leur précédent album ,« A dramatic turn of events », « Dream Theater » est résolument plus violent et résolument plus dans l’esprit de DT.
(Dream Theater, le groupe, sera écrit DT pour éviter les confusions avec le nom de l’album)

En effet, quand le précédent album était sous le signe de la guimauve et du Xanax, cet album porte clairement ses couilles très haut.
On se retrouve avec un peu plus d’une heure de musique découpée en 9 chansons. Et dès la première chanson on est comblé.

Je m’explique. Le première chanson dure 2minutes 42 et est une chanson instrumentale. Ce qui veut dire que l’on est pas exposé au chant de James LaBrie. C’est une bonne chose.

Plus sérieusement je ne me sens pas de critiquer cet album. Parce qu’ils ont fait ce qu’ils savent faire le mieux. Des chansons longues, voire même très longue pour la chanson « Illumination Theory » qui dure 22minutes, mais surtout de la qualité technique. Car oui les membres du groupes ont encore du talent à revendre.

Même si on ne retrouve pas de solos a la portée mythique comme ceux de « As I Am » ou encore « Constant Motion », on est en présence de solos de grande qualité de la part de John Petrucci. Et autre point très positif c’est que Mike Mangini a montré tout son talent et tout son potentiel. Il arrive à faire oublier Mike Portnoy en ne tombant pas dans du copiage de style. Il ne fait pas du Portnoy, il fait du Mangini et c’est parfait.

Un des points noirs réside dans les sons de clavier utilisés mais peut-on reprocher a Jordan Rudess, d’utiliser les sons qui font parti de la légende de DT? Non. À une époque ou beaucoup de groupes se perdent en changeant de style, DT a su garder ses codes et son envie pour nous claquer un album qui plaira aux puristes et aux fans du groupes.

Car si vous n’êtes pas fan du métal progressif alors passez votre chemin. Bien que cet album soit plus axé sur le coté métal que sur le coté progressif, je ne suis pas sur que vous apprécierez un album en entier. Il est moins soporifique que leur précédent ouvrage mais il reste long a supporter si on n’est pas un adorateur des longues chansons. Par contre, je vous conseille « The Enemy Inside », single promotionnel de l’album, qui est une excellente chanson qui a coup sur, vous fera headbanger de joie.

Dream Theater signifie le Théâtre des rêves. Si avec « A Dramatic Turn of Event » on était plus dans le cauchemar, « Dream Theater » nous ramène dans le joli monde du rêve.

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