Animal As Leaders – The Joy of Motion

Si vous aimez le calme, la guitare folk, et les accords faciles, alors ce groupe n’est pas pour vous. En effet Animal As Leaders (Ou AAL) est un groupe reconnu dans le style du métal progressif instrumental.

Mais pas que. Ce groupe fait parti de la nouvelle vague métal du Djent. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le djent, voici un résumé succinct.

Prenez du math métal, ajoutez-y des guitares à 7 ou 8 cordes, mettez y un accordage très fat. Faites des rythmiques incompréhensible, un chant (Si il y’en a un) plutôt crié voire growlé/grunté et le tout vous donne du Djent.

Je vous l’accorde (en Fa diese pour du Djent), ce genre est bizarre. Mais, en fonction du groupe, on peut trouver de quoi faire son bonheur.

Après cette parenthèse explication, passons à l’album en lui-même. 12 titres pour environ 55 minutes de musique, produit par Misha Mansoor. Ce dernier est guitariste du groupe Periphery, précuseur du Djent, ou l’on retrouve le premier batteur de AAL. Et on retrouve des similitudes entre Periphery et AAL sur cet album. Est-ce du à la production? On peut l’envisager.

« The Joy Of Motion » est un bon album. Techniquement c’est propre, gras, bien réalisé. Mais par contre, on retrouve LE défaut du métal progressif, qui veut qu’une chanson c’est bien, un album c’est chiant.

Prenons le cas du dernier album de Dream Theater. La chanson The Enemy Inside est excellente, l’album lui est plutôt ennuyeux sur sa globalité. Pour AAL, la chanson géniale c’est Tooth and Claw, et le reste de l’album confirme ce qui a été dit précédemment.

Vient aussi le problème, ou non selon les gouts, de la non présence de chant. Pour AAL, cet absence de chanteur leur à permis de se démarquer et de faire leur place dans le milieu. Mais, on peut se demander ce que le groupe donnerait avec un chanteur. Est-ce que ça serait devenu un ersatz de Periphery? Je l’ignore, mais, quand on voit qu’avec le producteur de cet album, on a une ressemblance musicale, on peut penser que AAL serait dans l’ombre de Periphery.

Au final, on ne peut pas dire que l’album est nul. C’est un bon album, mais à qui il manque un petit quelque chose, pour que l’on passe du somnifère a la cocaïne. Si vous êtes fan de Djent, vous pouvez écouter cet album sans risque. Pour les autres, je vous laisse avec Tooth and Claw, histoire de vous faire les oreilles à ce genre nouveau qui commence à faire ses preuves et à s’imposer.

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