Iron Maiden – The Number of The Beast

Dans le metal, il existe des albums qui sont légendaires. Master Of Puppets, Reign In Blood ou encore Rust In Peace font partie de cette catégorie, mais aussi l’album dont on va causer aujourd’hui puisqu’il fête ses 35 ans en ce 29 mars.

Def Leppard, Saxon, Diamond Head ou encore Iron Maiden. Tous ces groupes (Et bien d’autres) font parti de ce qu’on appelle la New Wave Of British Heavy Metal, ou NWOBHM, courant musical qui a influencé de nombreux groupes comme Metallica, Slayer ou Megadeth. Commencé au milieu des années 70, il aura comme pionniers Judas Priest et Motorhead, qui vont proposer une alternative au Punk, courant majeur en Grande-Bretagne. Pendant près de 15 ans, on aura une explosion du heavy metal, avec ses codes aujourd’hui rentrés dans les moeurs. Veste à patch, tenues inspirées des militaires, paroles avec des influences venant du Fantastique, de la mythologie mais aussi qui parlent de drogue. Bref, ce courant majeur a permis au metal d’être ce qu’il est et surtout, il a permis de voir émerger un groupe rentré dans la légende.

Run For Your Life

En 1975, le bassiste Steve Harris s’entoure de ses potes pour lancer un groupe. Après 2-3 modifications de line-up, Iron Maiden prend forme et sort 2 albums en 1980 & 1981 (Iron Maiden & Killers) qui sont rentrés dans l’histoire pour leurs pochettes marquantes grâce à la présence de la mascotte du groupe, Eddie The Head. Musicalement, le groupe pose déjà de bonnes bases avec un heavy metal proche du glam et très mélodique. En terme de critiques, la presse accueille bien ces 2 premières production, mais c’est définitivement la 3ème livrée qui va propulser le groupe dans les sphères les plus hautes.

If There’s a God Then Why Has He Let Me Go?

Exit Paul Di Anno au chant et bonjour Bruce Dickinson. Le groupe quitte l’esprit punk des 2 premiers albums pour rejoindre une vibe beaucoup plus Heavy metal, qui sera caractéristique du groupe au long de sa carrière. The Number Of The Beast sort en 1982 et plutôt bien accueilli (Sauf par Rolling Stone mais bon est-on surpris ?). 8 chansons pour moins de 40 minutes d’un voyage entre religion ou encore philosophie. Assez pour que certains groupes conservateurs Etats-Uniens qualifient Iron Maiden de satanistes. Ce qui ne les empêchera pas d’être album de platine (1.000.000 de ventes) dans ce même pays. Ce qui est plutôt pas mal.

The Vikings Are Too Many Too Powerful To take On Our Own

Musicalement, c’est la face B qui est la plus puissante puisqu’on retrouve « The Number Of The Beast », « Run To The Hills » et « Halloween Be Thy Name », 3 chansons cultes qui sont des clefs de voûte dans l’histoire du groupe. En live, ces morceaux sont sublimés par le décorum et l’énergie dévoilée. Les shows de Maiden sont à chaque fois incontournable et ce, depuis leurs débuts. Et tout ceci continue actuellement,  avec les musiciens qui sont rodés comme du papier à musique, et un Bruce Dickinson qui bouge comme si il avait 20 ans. Sauf qu’il en a 58, qu’il a battu un cancer de la langue, qu’il est pilote de ligne, qu’il est impeccable vocalement, et qu’il est le meilleur frontman actuellement dans tout le metal.

Voilà plus de 40 ans qu’Iron Maiden écume les scènes et transcende les foules, sur scène mais aussi en studio. Comble de l’ironie, c’est le premier album des Britanniques passés par nos (mes) oreilles. C’est le hasard qui m’a fait tomber sur la date de sortie de cet album.  The Number Of The Beast est une oeuvre essentielle dans la discographie riche du groupe, et c’est un incontournable qu’on ne pouvait pas laisser de côté. 35 ans et aucune trace du temps visible. Si vous ne le connaissez pas, foncez, si vous le connaissez, foncez, si vous l’écoutez en ce moment, foncez l’écouter encore.