[HF18] Dust Lovers : Un groupe qui parle de désert, de rouler dans le désert, mais qui habite dans un 20 m carré à Paname, ça n’a aucun sens.

Parce que ça devient une habitude, on vous a ramené des interviews du Hellfest 2018. Ici, on revient sur notre discussion avec les membres du groupe Dust Lovers. Les Français parlent tranquillement de cinéma, musique, leur changement de nom et bien d’autres choses.

Granny Smith : Vous avez ouvert les hostilités ce matin (dimanche) à 10h, c’était quoi les sentiments avant de monter sur scène, pendant et puis une fois que c’était fini, qu’est-ce qu’il y avait ?

Christophe : Une envie de chier !

Etienne : Une terreur absolue !

Christophe : On en menait pas large les quelques minutes qui ont précédé l’entrée en scène. Clément était au top, mais c’est parce qu’il a le swag en lui. On avait juste hâte d’être sur scène et d’en découdre. A partir du moment où c’est parti, je pense qu’on était tous bien. Mais avant, j’ai du aller faire caca juste avant de monter sur scène.

Clément : Encore une interview merveilleuse !

Christophe : Dès la première question, le mot « caca », c’est important.

Granny Smith : On sait que l’horaire à 10h, c’est un peu difficile, pourtant la Valley était blindée. Quand vous êtes montés sur scène et que vous avez vu qu’il y avait du monde, ça vous a fait quoi ?

Clément : On était hyper contents, déjà.

Granny Smith : Vous avez vomi ?

Clément : Non ! Ça m’est arrivé pas mal de fois de vomir juste avant de monter sur scène. Mais non, on était direct hyper content et on s’est senti bien malgré le monde. De voir la scène remplie comme ça, d’un coup, ça nous a fait plaisir. (pause). Je suis hyper bon en interview. Elle déchire.

Christophe : Ah le mec met des superlatifs à tout bout de champ.

Clément : Plaisir. Hyper.

Granny Smith : N’empêche ça a le mérite d’être clair !

Clément : J’étais à la fois un peu stressé par le fait que ce soit trop trop blindé et de me dire « Waouh, putain ils sont tous venus pour nous » ou, à l’inverse, que ce soit même pas rempli jusqu’à la régie. Mais là, vu que c’était rempli quasiment jusqu’au bout, on était bien aise !

Granny Smith : En plus, le public était chaud, il réagissait bien, il y avait même des fans qui reprenaient un peu…

Clément : On a reconnu pas mal de visages de gens qui viennent nous voir, surtout à Nantes. On a vu quelques copains de Paris, aussi. Des gens que je ne connaissais pas, qui suivaient les paroles, ça fait toujours plaisir. Et puis les gens qui étaient derrière bougeaient pas trop, mais ça se voyait qu’ils étaient attentifs, qu’ils écoutaient et qu’ils découvraient.

Christophe : C’est souvent ça.

Clément : Ouais voilà, on n’a pas une notoriété de ouf non plus, donc ça fait toujours plaisir de pouvoir se montrer devant autant de gens.

Granny Smith : Tu le disais, vous êtes de Nantes, de Paris…

Clément : Alors, le groupe s’est formé sur Paris, mais on est quasiment tous de Nantes.

Etienne : En fait on est de Clisson, à la base, Clément et moi.

Clément : Ouais, à côté. Donc ça fait un peu bizarre de revenir, mais revenir comme ça c’est cool.

Granny Smith : C’est ce que j’allais vous demander, en tant qu’enfant du cru, jouer sur le Hellfest, ça a dû être un petit quelque chose en plus. Ça doit faire quelque chose quand même de jouer sur les terres du Hellfest, vu que vous êtes d’ici…

Clément : Ah oui c’est une petite victoire !

Etienne : La petite revanche !

Clément : Mais du coup, l’histoire du groupe c’est qu’on s’est formé sur Paris. Au début j’étais avec mon frère, Etienne. Et puis on a décidé de trouver un batteur et d’aller plus sérieusement dans la musique, et on a rencontré Christophe qui était de Nantes aussi, le hasard a bien fait les choses. Pendant un moment on était deux membres à Nantes et deux à Paris, et là je viens de rejoindre les Nantais, il y a une ou deux semaines. Donc on est au trois-quarts Nantais, et il ne reste que Naguy dans sa capitale.

Naguy : Enfoiré ! Et c’est pas plus mal !

Clément : Et c’est pas plus mal !

Granny Smith : Maintenant on doit vous appeler les Dust Lovers, avant c’était les Texas Chainsaw Dust Lovers, qu’est-ce qui vous a poussé à raccourcir ce nom ?

Clément : Disons que, ça fait un moment qu’on tourne avec ce nom-là et qu’il y’a…

Christophe : Un cul

(En effet, une jolie demoiselle passait en fond, provoquant l’hilarité de l’assemblée)

Clément : Bref, on a eu plein de fois sur des flyers, le nom pas complet, il manquait un mot, des fois il en manquait deux, les gens faisaient jamais gaffe. Quand il fallait dire notre nom à quelqu’un qui demandait dans la rue, ou dans un bar, il fallait toujours le noter sur un bout de papier. Les anglophones comprennent bien le délire, les Français c’est pas la peine. Donc voilà, Dust Lovers, c’était un nom un peu plus général, un peu plus vague, qui nous laisse un peu plus de liberté. Parce que « Texas Chainsaw Dust Lovers », les gens pensaient qu’on était trop dans le délire Clutch, Redneck truc alors que c’est pas forcément vrai et qu’on a plein d’autres trucs à raconter.

Granny Smith : Votre ancien nom, si on peut dire, c’est par rapport au cinéma ? Il y a beaucoup de référence au cinéma, que ce soit dans le titre des chansons, dans les paroles. Qu’est-ce qui a fait que vous vous êtes dit : « On va plus s’axer sur des références cinématographiques » ? C’est parce que vous êtes tous fans ? Vous avez tous trouvé un univers commun et vous avez foncé dans cette voie ?

Clément : Avant je travaillais dans le cinéma, en fait. J’ai fait de la merde, dans le cinéma, genre courir pour aller chercher des Coca pour Christophe Lambert ou je sais pas qui. Mais voilà, le truc c’est qu’on est un peu des geeks de cinoche, et du coup on aime bien glisser des références. Même dans la vie, quand on parle, on se sort tout le temps des répliques de films, pour moi ça va de paire avec la musique. Même dans la sonorité, on a parfois des références aux westerns spaghetti ou des trucs à la Tarantino.

Christophe : Je pense que c’est aussi un moyen pour Clément, qui est vraiment un fan absolu de cinéma, de pouvoir exploiter toutes ses références, toute cette culture qu’il a et qu’il ne peut pas exploiter de façon professionnelle, et c’est pas un problème. Ça s’exprime différemment au travers des morceaux, au travers des clips qu’on fait maintenant, c’est deux passions qui sont jointes. Ça s’est fait naturellement, on n’a pas calculé, c’est juste ressorti au bout d’un moment, et maintenant c’est quelque chose sur lequel on se base pas mal.

Granny Smith : Votre dernier album s’appelle Film Noir, il est sorti l’an passé, vous le rééditez en vinyle pour le Hellfest…

Christophe : Tout à fait, il y a une édition qui est, objectivement parlant, tout à fait exceptionnelle, qui là est disponible au merch, mais qui sera aussi disponible sur notre Bandcamp, avec une pochette découpée, pleine de trous qui forme un visuel. C’est découpé au laser avec des inscriptions, des gravures sur le carton, c’est vraiment débile. C’est genre le plus beau vinyle que j’ai jamais vu.

Granny Smith : Et comment ça s’est fait ? On vous l’a proposé ou c’est vous qui avez eu l’idée ?

Clément : En fait, il fallait ressortir un truc. La promo de l’album à pas hyper bien marché pour plein de raisons, de problèmes d’entente, d’organisation… Et du coup on voulait en remettre un coup, ressortir l’album, officialiser le changement de nom. Comme on est très fiers de cet album et qu’il n’a pas eu la vie qu’il aurait mérité depuis 10 mois, on s’est dit qu’on allait le ressortir, pour surfer un peu dessus pendant encore un moment.

Christophe : S’endetter un peu plus, parce que c’était pas assez.

Clément : Du coup voilà, on l’avait pas encore sorti en vinyle, et c’était l’occasion de faire un truc pour le Hellfest. Et il y a 25 éditions deluxe, « sur-deluxe » même, spécial Hellfest. Et puis il y a un pressage qui va arriver, de l’édition classique.

Granny Smith : Sur ce Film Noir, dans vos influences il y a du stoner, il y a un peu de doom, il y a du blues, du rock, du surfrock… Est-ce que c’est, pour ceux qui ne vous connaissent pas, un album typique de ce que sont les Dust Lovers ?

Clément : On vote à quatre ? (murmures dans le fond) Moi je dis oui… On a tous dit oui.

Etienne : C’est la quintessence de ce qu’on faisait avant, en plus personnel, en plus abouti.

Clément : Plus poussé.

Granny Smith : Sur cet album il y a un titre, j’aimerais juste comprendre pourquoi, c’est « California sur Marne ».

Clément : Putain, je me rappelle même plus du truc. C’est Cyril, de l’UFO qui m’avait suggéré le titre. C’est un morceau qui se moque un peu du milieu stoner, en gros.

Christophe : Et de nos propres influences, aussi. C’est une manière de moquer de nous et de la scène stoner, mais en particulier la scène stoner française, qui a pour référence une culture qui n’est absolument pas la notre, la culture américaine qu’on vit par procuration. C’est vrai que dès qu’on commence à faire une musique influencée par Kyuss, on commence à aller dans le cliché de la route bitumée dans le désert, et à partir sur des délires qui ne sont pas les nôtres, des espèces de vision qu’on a de la culture américaine, de l’American Way of Life. Dans ce morceau-là, on se moque de ça.

Clément : Un groupe qui parle de désert, de rouler dans le désert, mais qui habite dans un 20 m carré à Paname, ça n’a aucun sens. Même si tu es anglophone tu peux raconter plein de trucs qui sont vraiment liés à ta vie à toi, en France.

Etienne : Le fantasme de l’Amérique, le fantasme de la route, souvent ça sonne un peu creux. Et nous, même si on voulait faire comme ça, ça ne sonnerait absolument pas vrai.

Clément : Il y a plein de trucs, quand tu habites dans une ville en France, tu peux parler de plein de trucs. Tu peux parler de l’alcoolisme, de la nuit dans la ville. T’es pas obligé, dès que tu fais trois riffs fuzzés de dire « J’suis dans l’désert ! C’est vachement cool ! ».

Granny Smith : Remarque si tu vis dans le Cantal, t’es dans le désert un peu.

Clément : Et bah fait des chansons sur le Cantal ! Sans déconner, il y a plein de trucs à raconter, il y a plein de trucs hardcore qui se passent là dedans. Faut pas avoir honte, il y a une espèce de honte française d’être Français, alors qu’au final… ça va quoi.

Granny Smith : Est-ce que pour le moment il y a des prémices à la suite de « Film Noir » ou vous vous concentrez sur les concerts et vous verrez après pour la suite de cet album ?

Clément : On a déjà recommencé à composer. On aime bien passer à autre chose assez rapidement après avoir sorti un truc, et la suite sera un peu dans le même délire, peut-être en plus efficace, je sais pas trop. On sait pas trop, on a commencé mollement.

Christophe : On va se diriger vraisemblablement vers quelque chose de plus…

Clément : Tu va dire « pop » ?

Christophe : Non, non, plus de variété. En fait, on va faire un peu comme dans Film Noir, mais de façon encore plus extrême, c’est-à-dire des trucs ultra-cool, des trucs plus violents, essayer de faire des morceaux d’ambiances différentes, mais éviter de faire trop de pot-pourri sur un même morceau. Mais essayer malgré tout de trouver une cohésion sur les albums, en poussant aussi le côté cinématographique qui nous est propre.

Granny Smith : Il y a pas mal de groupes dans la scène stoner, qui justement rejettent de plus en plus cette étiquette, qui préfère prendre d’autres noms. Est-ce que vous, vous comprenez le fait qu’il y ait un début de rejet de cette appellation « stoner » dans cette scène ?

Clément : Oui, c’est parce qu’il y a eu vachement d’abus, dans le sens où dans pas mal de milieux, pour le coup vraiment underground, genre des petits groupes, des petites scènes, il y a eu plein de groupes d’un coup qui ont eu l’appellation « stoner », alors que c’était clairement heavy metal.

Etienne : Par défaut en fait.

Clément : Oui voilà, il y a eu « stoner » par défaut. Nous aussi alors que bon, on a des morceaux vite fait stoner. C’était plus facile de rentrer dans une scène. Tout le monde en a un peu abusé, nous aussi, et en fait, c’est devenu peut-être un peu « beauf », comme terme. Il y a des clichés qui sont trop revenus, qui ont trop été utilisés. C’est ce qu’on disait tout à l’heure, le côté Kyuss, le désert, tout ça, alors qu’on oublie que ces groupes-là, qui ont fait cette scène-là, ils voulaient juste faire du rock’n’roll d’une manière différente. C’est toujours comme ça quand il y a un style qui devient un peu à la mode, il y a plein de clichés à la con. On peut parler du black metal aussi, c’est pareil.

Christophe : Je pense qu’on peut dire que c’est une bonne chose, en fait, que ça commence à saouler les gens. Ça veut dire que le style va pouvoir se renouveler. J’en ai écouter beaucoup pendant un moment, mais c’est vrai que quand ça ne se renouvelle pas, ça devient pénible. Donc c’est cool, si le stoner n’est plus à la mode, ça va pouvoir se transformer en autre chose. Si le stoner est mort, vive le stoner !

Granny Smith : Il y a eu un saxophoniste, qui est venu jouer sur quelques morceaux, qui n’est pas là pour l’interview.

(rot d’un des membres dans le micro)

Granny Smith : Ça je le garde, je l’écrirais.

Clément : Oui mais tu dis que c’est Naguy qui rote !

Granny Smith : C’est le saxophoniste qui passe juste pour faire ça ! Et donc, il y a une espèce de mode, je sais pas si vous l’avez remarqué dans le stoner, de justement amener du saxophone…

Clément : Ah bon ? Qui fait ça ?

Granny Smith : Red Scalp par exemple, un groupe polonais.

Etienne : C’est vachement bien Red Scalp. Je l’ai partagé sur Facebook mais personne a liké d’entre vous.

Christophe : C’est parce que personne ne te suit !

Clément : Personne ne t’aime !

Granny Smith : Il y a donc pas mal de groupes qui commencent à utiliser le saxophone dans les chansons. Pour vous, est-ce que ça rentre dans l’idée de se renouveler, d’apporter quelque chose d’autre à ce courant musical ?

Clément : En fait, le coup du saxo, c’est venu de la composition. On avait déjà fait le morceau et on se disait : « Tiens, il manque un truc, ça serait pas mal ça ». Et vu que maintenant on essaye plus trop d’être dans un moule, on essaye plutôt de suivre notre instinct et de faire la musique qu’on a envie de faire au moment où on a envie de la faire, on s’est dit « ce serait pas mal de mettre un saxo ». Alors on en a discuté, on s’est dit « ouais, mais ça va faire kitsch, le saxo c’est un peu cucul ».

Naguy : C’est Christophe qui a dit ça !

Clément : C’est vrai. Mais avec Naguy on était bien chaud pour mettre du saxophone et vu que Naguy traîne vachement dans les jams parisiennes, il connaît plein de zicos complètements tarés qui ont assez peu d’exposition. Du coup il était assez content de venir enregistrer un morceau avec nous, et puis on trouvait ça sympa de le faire monter sur scène, on l’a déjà fait deux fois, à Paris. Dès qu’on peut, là même à Nantes, des Ouigo ça coûte pas cher, donc on va pouvoir le faire venir plus que ça. Et on essayé de le rajouter sur un autre morceau, pour pas qu’il vienne au Hellfest juste pour faire une track et puis se casser.

Granny Smith : Pour quel réalisateur et quel type de film vous aimeriez faire une bande originale ?

Etienne : Kad Merad ! (tout le monde rigole)

Clément : Ouais, un biopic sur Kad Merad.

Granny Smith : Oui mais réalisé par qui ? Par Kad Merad ?

Etienne : Par Kad Merad !

Clément : Plus sérieusement, j’ai envie de dire le prochain réalisateur, celui qu’on connaît pas encore mais qui sera le meilleur dans dix ans. Un truc comme ça. Parce que les autres sont vachement meilleurs que nous pour faire…

Granny Smith : Vous en savez rien, vous l’avez pas encore fait.

Clément : Alors, on n’a pas fait une B.O., mais il y a un de nos morceaux qui est dans une micro-série de Studio Canal, ça s’appelle Tank. Réalisé par Samuel Bodin.

Christophe : Donc on fait pour le prochain long-métrage de Samuel Bodin !

Clément : Oui, voilà. Samuel Bodin c’est un putain de réalisateur, il est chanmé. La série Tank, c’est trop bien.

Granny Smith : Et pour quel type de film ? J’ai envie de dire western parce que c’est cliché, ou vous avez envie, si il y a autre chose, film d’horreur, thriller…

Clément : Un drame qui se passe dans le Nord. Non, un western ce serait chanmé. N’importe quoi qui est cool et qui n’a pas froid aux yeux.

Granny Smith : C’est le projet qui vous attirera plus qu’un type.

Clément : Oui, puis déjà s’il y a des gens qui veulent faire des trucs avec nous. Déjà je pense qu’on dira oui assez facilement si le truc est cool.

Granny Smith : La dernière question : en 2014, Mars Red Sky a joué ici, au Hellfest, sur le même spot que vous et 3 ans plus tard, on les a retrouvé à 17h40 a jouer pendant 50 minutes. Vous avez joué en 2018 sur la Valley, est-ce qu’on se donne rendez-vous dans 3 ans ?

Clément : Putain de oui ! Déjà quand on a fini de jouer tout à l’heure on était prêt à y retourner direct. Ça nous a tellement galvanisés qu’on était chaud pour y retourner même demain, même si un groupe annule, on y va.

Granny Smith : Sur l’Altar, ce serait trop bien !

Clément : Ouais, sur l’Altar ils vont kiffer. Mais ouais, on serait hyper chaud, s’ils nous demande de revenir on revient en courant.

Granny Smith : Je vous laisse le mot de la fin, faites-vous plaisir.

Clément : Prout.

Granny Smith : Je m’en doutais.

Clément : Ouais, je suis pas très original.

Christophe : J’ai une énorme bite. Non, elle est vraiment ridicule.

Granny Smith : Ouais, on est sur quelque chose d’assez classique.

Etienne : Le dernier mot, le dernier mot… talc.

Granny Smith : Ouais, c’est bien.

Naguy : Là j’en sais rien, franchement j’ai pas de mot.

Granny Smith : Naguy, parle, tu as peu parlé !

Naguy : Fuck. Yeah.

Etienne : Ça fait deux mots.

Granny Smith : C’est bien fuck yeah. Fuck yeah c’est bien pour finir.

Remerciements : Les Dust Lovers & Claire de Purple Sage